LA SORCIÈRE
Par Jules Michelet
Éditions d’art Jean de Bonnot - Année 1987 - Belle reliure éditeur cuir illustrée – format 13,5x20 – XXXII + 382 pages – tranche supérieure dorée –signet – tranchefile – pages de garde de couleur noire agrémentées de branches de lauriers argentées – illustrations érotiques en noir en hors-texte, bandeaux et culs-de-lampe, portrait de l’auteur en frontispice)
Compositions artistiques de Martin vanMaele
Thèmes : collection littéraire, curiosa, littérature érotique, diable, sorcellerie
État : bon état, infimes frottements au niveau des coins supérieurs, propre et solide
Les petites taches noires sur les photographies sont dues à un défaut sur l’objectif de l’appareil photographique
Particularités :garantie d’authenticité avec signature de l’éditeur
Repères
La Sorcière est un essai de Jules Michelet publié en 1862 à Paris, qui présente une vision romantique de la sorcière.
Dans ses précédents ouvrages, l'auteur avait flétri la sorcellerie, qu'il définissait comme « la reprise de l'orgie païenne par le peuple ». Dans ce livre, il considère au contraire la sorcellerie comme la révolte populaire et naïve de la nature humaine contre les épouvantes et les oppressions du Moyen Âge. Il voit une première manifestation moderne de cet esprit de la nature qui avait enfanté le paganisme grec et qui devait produire
la Renaissance. Il explique l'origine pathologique de l'hallucination, par laquelle tant de malheureuses s'imaginaient que Satan habitait réellement en elles, et leur prêtait une puissance extraordinaire. Michelet va jusqu'à montrer, dans les bizarres mystères célébrés en l'honneur de Satan sous le nom de messes noires, un des éléments qui ont contribué au réveil des sciences et de la philosophie.
Dans ce livre, Michelet évoque l'Inquisition en utilisant notamment comme sources l’Histoire critique de l'Inquisition d'Espagne de Juan Antonio Llorente (1817-1818) et l’Histoire de l'Inquisition en France d'Étienne-Léon de Lamothe-Langon (1829), deux ouvrages dont l'authenticité historique est remise en cause par les historiens actuels comme d'ailleurs le travail de Michelet dans son ensemble.
Maurice François Alfred Martin dit Maurice Martin,Martin Van Maele, ou A. Van Troizem, né le 12 octobre 1863 à Boulogne-sur-Seine et mort le 5 septembre 1926 à Varennes-Jarcy, est un dessinateur, graveur et illustrateur français connu pour ses représentations érotiques.
Il est le fils de Louis Martin, graveur sur bois, et de Virginie Van Maele.
Le 19 février 1889, à la mairie du 16ème arrondissement de Paris, il épouse Marie Françoise Genet, fille de François Genet et Marie Louise Pilloux et tante de Jean Genet.
Il expose pour la première fois deux dessins au Salon des artistes français de 1888. Sa compagne Marie Françoise Genet expose aussi sous le pseudonyme d'Alice Martin de Voos.
Il fournit des dessins au Monde illustré, au Magasin pittoresque et pour Le Petit Français illustré. Il publie un article illustré, « Le pays des commissionnaires », dans le Magasin pittoresque en 1895.
La Commission du Vieux Paris du 7 avril 1898 réceptionne un album intitulé Fortifications de Paris : partie comprise entre le Point-du-Jour et la porte de Pantin, composé d’une cinquantaine de vues et dessins de Maurice Martin, publiés dans le Monde illustré et le Magasin pittoresque, d’après ses photographies.
Sa carrière jusqu'en 1901 est cependant mal connue. À partir de cette date, il débute en illustrant Les Premiers Hommes dans
la Lune d'Herbert George Wells édités par Félix Juven. L'année suivante, Van Maele illustre quelques couvertures d'aventures de Sherlock Holmes publiées par le même éditeur.
En 1901 également, il commence à travailler pour l'éditeur érotique Charles Carrington, illustrant des ouvrages sadomasochistes, mais aussi Anatole France et Apulée. Van Maele y publie également, en 1905, un ouvrage plus personnel,
La Grande Danse macabre des vifs, quatre séries de dix dessins satiriques et humoristiques, dans lesquels la sexualité s'offre comme premier aperçu de la mort. Après l'expulsion de France de Carrington, en 1907, il travaille pour Jules Chevrel et illustre Choderlos de Laclos, Jules Michelet et Denis Diderot. De 1909 à 1919, Van Maele ne publie que cinq livres.
À partir de 1920,il travaille avec Jean Fort et continue à illustrer des classiques de l'érotisme littéraire (l'Arétin, Paul Verlaine, Charles Sorel, etc.), en parallèle à des ouvrages de Pierre Mac Orlan, principalement sadomasochistes, mais laissant aussi place à des pratiques plus rarement évoquées en littérature, comme la klysmaphilie.
En 1903, Van Maele s'installe à Varennes-Jarcy avec sa femme, sa mère et sa grand-mère. De 1904 à 1926, ils habitent une maison de la rue de Mandres.
Il y meurt en 1926 alors qu'il achevait d'illustrer les Dialogues de l'Arétin. Il est inhumé dans le cimetière de la commune.